5 choses à ne manquer sous aucun prétexte à Casablanca

Capitale économique du Maroc, Casablanca est une ville fascinante en perpétuel mouvement. Principale métropole du pays, elle attire depuis 150 ans les grands talents nationaux et mondiaux des arts et de l’architecture. Façonnée par des siècles d’histoire, elle propose une diversité de styles architecturaux qui va de la Médina classique à une l’esthétique design contemporaine.

Si vous n’avez que quelques heures devant vous pour découvrir cette ville foisonnante, voici notre sélection de lieux à ne pas manquer à Casablanca

La place Mohamed V et son architecture des années 20 et 30

Épargné sur son territoire par la terreur et la destruction occasionnées par la première guerre mondiale, les premières décennies du XXème siècle ont constitué une période dorée de développement économique et d’enrichissement pour une frange privilégiée de minorité coloniale ainsi que pour certains marocains. Cette prospérité nouvelle associée à la soif de modernisme à l’occidentale s’est traduite par une frénésie de constructions, par les autorités du protectorat comme pour de riches familles, de prestigieux bâtiments dans les styles en vogues dans l’Europe des années 20.

La place Mohamed V est une des illustrations les plus intéressantes de ce phénomène. On peut y découvrir des bâtiments administratifs emblématiques d’une certaine vision de la modernité occidentale comme une poste, un palais de justice ou une banque. Cœur de la ville moderne voulue par le Général Lyautey, on y trouve des édifices de style arabo-andalou et de beaux exemples Art Déco comme l’église du sacré cœur et le parc de la ligue arabe.

Le quartier des Habbous, la nouvelle médina

Imaginée dans les années 20 afin d’accueillir les familles issues de l’exode rural, le quartier des Habbous s’est muté de quartier populaire en centre touristique de première importance. Produit d’une vision romanesque de la Médina traditionnelle, ses ruelles ressemblent plus à celles de villes du nord de l’Italie qu’aux venelles des vieilles villes marocaines désormais classées au patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

Il fait toutefois bon flâner dans ce bazar touristique propre et bien agencé dans lequel les échoppes de produits artisanaux des 4 coins du royaume ont été rassemblés pour séduire le touriste de passage qu’il soit venu de loin ou de certains quartiers huppés de Casa. Si vous décidez d’y faire du shopping de souvenirs, n’hésitez pas à dire que vous habitez Casablanca pour voir fondre les prix avant toute négociation.

Morocco Mall, le plus grand temple de la consommation en Afrique du Nord

Ouvert en 2011, le Morocco Mall est un énorme mall en forme de paquebot géant installé sur les bords de l’Océan Atlantique dans le Sud de la ville. Doté d’une architecture contemporaine qui rivalise avec les mégas projets du golfe, le centre commercial géant rassemble sur 10 hectares des boutiques des enseignes plus grandes enseignes nationales et internationales, dont un étage occupé par les grandes marques de luxe, des aires de restauration et de loisirs. Y passer quelques minutes remplace aisément la lecture d’études sociologiques sur les contrastes et les contradictions du Maroc d’aujourd’hui.

La corniche et ses plages privées

Prisée des habitants de Casablanca depuis des générations, la Corniche (Ain Diab) est un quartier où l’on s’évade de son quotidien pour venir flâner le long de l’océan Atlantique, bronzer sur une de ses plages privées ou prendre une collation dans un de ses restaurants et snacks. Le quartier est également un haut lieu de la nuit casaouia.

Érigées sur un petit promontoire rocheux, ses plages privées n’ont de plages que le nom. Il s’agit de clubs privés avec piscine accessibles sur abonnement ou paiement d’un droit d’accès pour la journée. Leurs prix d’entrée prohibitifs pour le marocain moyen constituent pour leur clientèle l’assurance de se retrouver en bonne compagnie.

Mosquée Hassan II

Folie du défunt souverain, la mosquée Hassan II est une des rares mosquées du pays à être ouverte aux non-musulmans. Métissage entre les techniques de constructions d’aujourd’hui et les savoir-faire artisanaux ancestraux du Maroc, ce projet cumule les superlatifs. Son minaret de 200 m est le plus haut du monde musulman, son espace de prière de 20 000 m2 est la plus grand d’Afrique et son prix pharaonique a largement contribué à l’impopularité du souverain à la suite de l’impôt spécial qu’il a levé pour financer l’édifice. Finie en 1993, la mosquée est toutefois devenue l’un des principaux symboles de la ville.

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